FNAC propose d’un produit cool : Grand livre des voiles et des grééments. Je fais par conséquent un billet pour vous le faire connaitre.
Sports, Loisirs, Transports Le mot gréement ne désigne pas et n’a jamais désigné un bateau, fût-il vieux… Le gréement, pour un marin, c’est l’ensemble des voiles, espars (mâts, vergues), cordages (manoeuvres dormantes ou courantes) et poulies qui assurent la propulsion du navire. Créer un bateau, c’est disposer tous ces éléments le plus harmonieusement possible en vue de la pratique d’un métier donné, ou de la navigation dans une région bien précise. Et chaque combinaison singulière a son nom. On dit ainsi d’un grand voilier qu’il est gréé en quatre-mâts barque. Pourquoi barque ? Pourquoi de paisibles caboteurs de Méditerranée sont-ils qualifiés de bombardes ? Comment sont nés, comment ont évolué les différents types de gréements ? Pourquoi tel gréement est-il réputé plus économique par les armateurs ? Brigantin, balancelle, chébec, caïque, galion, hourque… anciens et poétiques, les noms des gréements évoqués dans ce livre nous font rêver. Mais la poésie du langage maritime est toute d’exactitude et d’exhaustivité. Aucun mot ne doit manquer ou prêter à confusion dans l’action de la manoeuvre, sous peine de danger immédiat pour le navire et son équipage. Aucune hésitation n’est possible lorsqu’on doit identifier et nommer le type de bâtiment qui apparaît à l’horizon. Menace ? Est-ce une rapide felouque à l’étrave acérée, aux voiles latines aiguës, bordant vingt rames ? Est-ce au contraire une flûte pansue, ou un grand kof à livardes, une «boîte à beurre», comme disent eux-mêmes les Hollandais ?Cet ouvrage se veut d’abord modeste. Tout en lui donnant l’esthétique d’un beau livre, on lui a gardé le caractère didactique d’un guide. Néanmoins, on a tenté d’élargir son propos en lui donnant deux dimensions supplémentaires. L’une, géographique, vous permettra de naviguer au-delà des rivages européens et de découvrir des voilures inédites. L’autre, historique, vous entraînera jusqu’aux origines connues de la navigation à voile, vers 3100 av. JC. Comme il n’était pas possible de développer, en un seul volume, une histoire globale des gréements, cet ouvrage est logiquement consacré aux gréements originels, à ceux qui ont donné naissance à tous les autres, et qu’on peut qualifier de Gréements premiers : la Voile Carrée – celle des bateaux vikings et des grands cinq-mâts long-courriers -, la voile à perches et son dérivé, la Voile à Livarde – allant de l’Optimist à la barge de la Tamise – ; enfin, la Voile Latine, dont la nature est différente, mais qui est elle aussi d’origine très ancienne : elle a donné de splendides navires comme les chébecs corsaires ou les caravelles portugaisesBernard Cadoret, fondateur de la revue maritime Le Chasse-Marée a effectué la recherche et rédigé les textes, Claude Maho a tracé les plans de voilure et les schémas expliquant comment fonctionnent ces gréements originels ; Michèle Cadoret a effectué la recherche iconographique. Tous trois sont aussi coauteurs d’Ar Vag, dont ils préparent le cinquième tome.Extrait du livre :Extrait de l’introduction Le propos de cet ouvrage se veut d’abord modeste. Tout en lui donnant l’esthétique d’un beau livre et le caractère didactique d’un guide, on a néanmoins souhaité élargir son propos, en lui apportant deux dimensions supplémentaires : l’une, géographique, vous permettra de naviguer au-delà des rivages du continent européen et de découvrir des voilures inédites ; l’autre, historique, vous entraînera jusqu’aux origines connues de la navigation à voile, que symbolise une représentation égyptienne datée de 3100 av. JC. Il n’était guère possible, en un seul volume, de développer une histoire globale des gréements. Pour cette raison, les voiles d’apparition récente comme la voile bermudienne, la voile à corne, la voile au tiers, etc, ne sont pas présentées dans ce premier ouvrage. Celui-ci est logiquement consacré aux gréements originels, à ceux qui ont donné naissance à tous les autres et qu’on peut qualifier de Gréements premiers : la voile carrée, la voile à perches et son dérivé, la voile à livarde ; enfin, la voile latine, dont la nature est un peu différente, mais qui est aussi d’origine fort ancienne.Les Gréements premiersComme il y a des Peuples premiers et des Arts premiers, aujourd’hui largement reconnus, il existe aussi des Gréements premiers. Ces Gréements premiers sont universels et extrêmement anciens. Ils correspondent, pour emprunter une image anthropomorphique commode, aux différentes façons de présenter au vent une pièce de toile ou de tout autre matériau faisant écran au vent, pour en recevoir la poussée. En écartant au maximum les bras à l’horizontale pour déployer une toile en largeur, comme le ferait une vergue, le corps vertical correspond à un mât-support ; c’est la forme primitive de la voile carrée. Si on brandit plus haut les bras, en ouvrant assez leur angle pour tendre un écran capteur un peu plus étroit, on obtient le modèle des voiles à perches en V.
Bernard CadoretTous les livres sur les sports
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